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2 mars 2017 - Pièce de théâtre "Europe Connexion"

Jeudi 2 mars 2017, les étudiants du M1 Intelligence Economique et du M2 ILMS ont été assister à la pièce de théâtre Europe Connexion à Paris.

Munit d'un casque audio, dans lequel sont exprimées les pensées intérieures du protagoniste, le spectateur suit l’itinéraire d’un assistant parlementaire ambitieux futur lobbyiste, des prémisses de son ascension au burn out.

Les étudiants ont ensuite eu le privilège de rentrer dans les coulisses où leur a été expliqué la mise place du dispositif des casques immersifs, suivi d'un échange avec le metteur en scène de la compagnie.

 

 

MASTER 2 IEAR : cocktail de remise des diplômes en présence de l'Amiral Lacoste

Le 14 février 2013 a eu lieu la cérémonie de remise des diplômes de la promotion 2012 du Master 2 Intelligence économique et analyse des risques (IEAR) en présence de Christian Bourret, Patrick Cansell, Eric Sotto-Sidoun, Chantal Aragon et l’Amiral Lacoste, président d’honneur de la promotion 2013, qui s’est "félicité de la réussite des élèves aussi bien au niveau universitaire que professionnel".

Sur les starting-blocks pour préparer le gala de l'anniversaire des 20 ans de la formation !

 

Patrick Cansell, co-directeur du Master avec Renaud Eppstein, a rappelé l’importance de l’année 2013 puisqu’il s’agit des 20 ans de cette formation dédiée à l'intelligence économique. En effet, l'Amiral Lacoste créa en 1993 un DESS orienté spécifiquement vers les thèmes de la sécurité et de la défense dont le Master 2 IEAR est le digne descendant. Cette fin d’année, un gala d’anniversaire réunira tous les membres du réseau du Master et du DESS : les enseignants-chercheurs, les intervenants professionnels, les maîtres d’apprentissage et les tuteurs de stage, les anciens étudiants et… la promotion actuelle.

Les étudiants du MASTER 1 INFOCOM enquêtent...

...et ils communiquent au COSSI sous la houlette de Lucile Desmoulins !

Lucile Desmoulins, enseignante-chercheur rattachée au DICEN-CNAM a pris le pari d'envoyer deux propositions de communication au COSSI, 4e édition du Colloque Spécialisé en Sciences de l’Information, et ces deux propositions ont été retenues par le Comité scientifique !

Ils sont donc allés l'ICOMTEC de Poitiers les 19 et 20 juin 2012 pour présenter le fruit de leur travail : les séances plénières et les ateliers se sont succédés avec une rapidité qui les ont surpris. Pour eux désormais, la recherche n'est plus synonyme de blouse blanche, et de microscope, mais plutôt d'enquête, d'exposé et de débats.

Après deux journées intenses et une nuit bien courte à l'auberge de jeunesse, ils ont retrouvés le chemin des entreprises où ils effectuent leur apprentissage.

  • Pour avoir un aperçu des thèmes traités lors du colloque, dans l'attente de la publication des actes, une petite visite à l'excellent blog de Christian MARCON, le directeur de l'ICOMTEC s'impose.

L'enquête a été en partie réalisée dans le cadre des "projets tuteurés", des ateliers créatifs qui permettent de mettre en œuvre les savoir-faire acquis en classe et le bagage de compétences de chacun. Les groupes éprouvent les atouts et difficultés du travail en mode-projet et acquièrent une solide culture sur la problématique de leur choix. Dans ce cadre, les deux groupes d’étudiants du Master 1 Infocom se sont intéressés aux :

-  nouveaux savoir-faire et savoir-être des professionnels de l’IE,
-  et à la professionnalisation des métiers de l’IE via l'émergence d'une culture de l'IE.
  • "Enquêteurs" : Bastien BERNIARD, Johan CAROUX, Asmaa CHATIBI, Floriane DERAINNE, Fabrice DEROCHE, Sophie FAUCON, Tatiana GOEDDERTZ, Yasmina NAMANE, Camelia NASTASE, Aminata NDIAYE, Naka RAFILIPOMANANA, William SMITH, Alexane ZARTARIAN.

1/ Les professionnels de l’IE effectuent quotidiennement des activités en lien avec le traitement et la traçabilité des activités numériques. Ils possèdent des compétences propres qui leur permettent d’accéder parfois à la boîte noire de la production et de la circulation des données, ils sont au cœur d’enjeux politiques majeurs. Nombreux sont ceux qui ont pris conscience que la posture de retrait derrière la technicité de leurs outils est intenable et qu’ils ne peuvent pas faire l’économie d’une double réflexion : déontologique et collective, mais aussi personnelle et éthique. Une bipolarité caractérise les professionnels de l’IE : leur maîtrise des outils techniques et leurs savoir être, notamment en matière de communication car ils s’inscrivent davantage dans une logique de push.

2/ La question de la professionnalisation de l’IE s’avère intrinsèquement liée à celle des normes et identités professionnelles émergentes et des processus de légitimation. La professionnalisation permet de mieux répondre à des besoins économiques, il s’agit effectivement de s’insérer dans la compétition internationale grâce à l’innovation. Ensuite, le processus de légitimation est renforcé par de nombreuses actions de communication ou de "lobbying" de la puissance publique au niveau national, des collectivités territoriales, d’organisations internationales, de formations et d’associations professionnelles et groupements d’intérêts. Enfin, le processus se nourrit d'une mise en visibilité de l’IE dans l’espace public et médiatique d’où l’émergence d’une « culture de l’IE ».

De l'enthousiasme et des vocations se précisent quand les étudiants actualisent leurs savoirs auprès des chercheurs

Les étudiants, enchantés de leur colloque, twittent plus vite que leur ombre !
Hermès et Prométhée, les dieux qui incarnent deux imaginaires leurrants cruciaux pour les pros de l'IE : être au service de l'information et de la communication.

Compte-rendu d'une com' au COSSI, par Tatianna Goeddertz et William Smith

 

Deux étudiants de la promo de Master 1 Infocom qui se destinent aux métiers de la veille, de l'e-reputation ou de l'innovation proposent une synthèse de la communication présentée par Lucile Desmoulins sur les savoir-faire et les savoir-être des professionnels de l’IE.

"À travers son étude notamment basée sur une trentaine d'entretiens avec des professionnels du secteur, Lucile Desmoulins a répertorié les méthodes de travail des "pros" de l'IE en parallèle de leurs attentes, objectifs, obligations et contraintes.

Il apparaît que les pratiques de recherche de l’information se sont démocratisées. En effet, la veille intervient à tous les niveaux de l’entreprise : du community manager à la DRH qui doit faire du sourcing. Elle s’est aussi popularisée notamment grâce à Internet et à ses outils d’alerte. Cette démocratisation est un défi pour les pros de l’IE qui doivent asseoir leur légitimité en utilisant des outils numériques spécifiques, mais aussi en améliorant la forme de leurs livrables. Les rapports de 250 pages tendent à disparaître car même si l’information se doit d’être complète, elle doit aussi être facilement utilisable en cas de besoin, d’où un effort accru de modélisation graphique et de cartographie.

Un savant mélange entre les outils traditionnels et numériques

Les comptes rendus des entretiens montrent que les professionnels, même si ils utilisent quotidiennement les nouvelles technologies, continuent de privilégier des outils plus anciens comme les newsletters professionnelles, le téléphone ou encore les colloques car ils leur permettent d’avoir un contact direct avec l’information sans « filtre ». Il apparaît que la combinaison d’outils idéale du bon veilleur est un savant mélange entre le traditionnel et le numérique. Par ailleurs à l’heure de l’ « infobésité », ils soulignent que « leur cerveau », soit leur capacité d’analyse reste leur meilleur atout.

Sa communication nous a aussi sensibilisés aux turbulences contemporaines du secteur de l’IE. Les intelligences face aux turbulences, tel était d’ailleurs le thème du colloque COSSI. Le premier point soulevé a été le problème de l’administration de la preuve du retour sur investissement et par conséquent de l’aspect fragile du poste de veilleur au sein de l’entreprise. Le deuxième point est la difficulté à rendre compte du travail effectué en rapport avec la modestie des livrables.

Et enfin, les professionnels sont dans l’obligation d’acquérir une maîtrise parfaite d’outils éminemment techniques pour rester à niveau dans un domaine en permanente évolution, ce qu'Asmaâ CHATIBI, étudiante en M1, a brillamment illustré en présentant une cartographie réalisée en collaboration avec Yasmina NAMANE et Sophie FAUCON.

Portrait-robot du pro de l'IE dont les entreprises et les agences ont besoin

Cette communication établit un portrait-robot du parfait professionnel de l'IE. Nous savons maintenant qu’il s’agit d’un individu qui :

  • Fait  preuve d’une grande capacité d’écoute car les informations peuvent venir de partout et les demandes du client résident parfois entre les lignes de son discours ;
  • Développe son réseau, identifie les bons interlocuteurs et sait entretenir des relations d’interdépendance ;
  • Est un fin pédagogue qui sensibilise patiemment ses collègues et clients à la démarche de l’IE ;
  • Sait argumenter que ce soit par la conviction (raisonnement rationnel, sens critique) ou par la persuasion (intelligence émotionnelle) ;
  • Doit aussi être discret, méfiant, secret et diplomate ;
  • Connaît les limites légales de ses fonctions, mais est conscient de la subtile élasticité de l’éthique de certains membres de la profession.

Lucile Desmoulins conclut sur le fait que les professionnels de l’IE sont au cœur d’enjeux économiques et politiques majeurs et qu’ils ont pris conscience qu’ils ne pouvaient, malgré la technicité de leurs outils, passer au travers d’un effort individuel et collectif de communication sur leurs savoir-faire et leurs savoir-être, et de réflexion déontologique".

Tatiana GOEDDERTZ, William SMITH
Dernière mise à jour : 17/03/2017
    

Institut Francilien d'Ingénierie des Services